
Quand partir au Népal ? Choisir ta fenêtre selon ta région et ton trek
La meilleure période pour partir au Népal, c'est octobre-novembre. Après la mousson, l'air est lavé, le ciel tient plusieurs jours d'affilée et les sommets se découvrent jusqu'à l'horizon. C'est la fenêtre que choisit la majorité de nos groupes, et celle où l'Himalaya se montre vraiment.
Mais cette réponse est incomplète, parce que la bonne période dépend moins du Népal que de ce que tu viens y faire. Un trek photo au camp de base de l'Everest, une retraite yoga à Pokhara, un chantier solidaire dans le Teraï et une traversée du Manaslu n'ont ni la même altitude, ni la même région, ni la même fenêtre. La règle : si tu viens pour la vue sur les sommets, c'est octobre-novembre. Si tu viens pour la tranquillité sur les sentiers, c'est mars.
Ce guide te donne les quatre saisons népalaises telles qu'on les vit sur le terrain, la fenêtre idéale pour chacun de nos sept séjours, les micro-climats région par région, les moments à éviter et ce que l'altitude change vraiment selon le mois.
La réponse courte : octobre-novembre, et pourquoi
Octobre et novembre concentrent tout ce qu'on cherche au Népal : un ciel lavé par la mousson qui vient de se retirer, des sentiers secs, des journées douces et des nuits froides mais prévisibles. La visibilité sur les Annapurnas et sur le Khumbu est à son maximum de l'année.
Le revers, c'est le monde. Les lodges affichent complet sur les grands circuits, les vols intérieurs se réservent des semaines à l'avance et certains passages étroits se font à la queue leu leu. Si ce point te dérange plus que la météo, vise mars.
Les quatre saisons népalaises, en pratique
Octobre-novembre : la fenêtre de référence
C'est la saison de trek. La mousson se retire début octobre, le 2 octobre en moyenne selon le service météo népalais, et elle emporte la poussière avec elle. L'air devient d'une transparence qu'on ne retrouve à aucun autre moment de l'année. Les températures restent tenables jusqu'à 4 000 m et les conditions sont stables plusieurs jours d'affilée, ce qui compte autant que la beauté du ciel quand on planifie une étape en altitude.
Une précision de terrain : cette date bouge d'une année sur l'autre, et parfois beaucoup. En 2025, la mousson a tenu jusqu'au 10 octobre, huit jours de plus que la normale, et on a décalé deux départs. C'est aussi pour ça qu'on prévoit une journée tampon sur nos itinéraires les plus exposés à la météo.
C'est aussi la période où le pays vit ses deux plus grandes fêtes, Dashain et Tihar, ce qui change la logistique bien plus que la météo. On y revient plus bas.
Décembre-février : l'hiver sec
Le ciel reste dégagé, la lumière devient rasante et dorée, et les sentiers se vident. En échange, il fait froid, vraiment froid dès qu'on prend de l'altitude, et certains cols de haute montagne deviennent impraticables ou se ferment sur un coup de neige.
Au-dessus de 4 000 m entre décembre et février, compte -20 °C la nuit. En dessous de 3 000 m, l'hiver népalais reste confortable. C'est ce seuil qui décide, pas le calendrier : un trek d'altitude modérée en janvier est une très bonne idée, un col à 5 000 m au même moment en est une mauvaise.
Le Mustang, protégé par la barrière himalayenne, reste praticable une bonne partie de l'hiver.
Mars-mai : le printemps des rhododendrons
Les rhododendrons fleurissent en altitude moyenne, les vallées passent du brun au rouge, et les températures redeviennent douces sans la foule d'octobre. C'est la deuxième vraie saison de trek au Népal, et notre préférée quand on cherche de la place sur les sentiers.
Une nuance : la poussière remonte progressivement dans l'atmosphère à mesure qu'on approche de la mousson. En mars la visibilité lointaine reste bonne, en mai elle se voile souvent en milieu de journée. Pour un objectif photo, mars vaut mieux qu'avril, et avril mieux que mai.
Juin-septembre : la mousson, et les deux régions qui y échappent
De juin à septembre, l'essentiel des précipitations annuelles tombe sur le pays. Sentiers boueux, sangsues, glissements de terrain, vols intérieurs annulés, et surtout des sommets invisibles pendant des jours.
Entre juin et septembre, la mousson ferme l'essentiel de la haute montagne népalaise. Deux exceptions : le Mustang et le Dolpo. Situées au nord de la chaîne himalayenne, ces deux régions sont en ombre de pluie et reçoivent très peu d'eau même au cœur de l'été. C'est d'ailleurs le seul moment où on peut y marcher avec des températures agréables.

Quel trek à quelle période
C'est le tableau qui compte. Chacun de nos sept séjours népalais a sa propre fenêtre, parce qu'aucun ne se déroule à la même altitude ni dans la même région.
Une précision utile pour lire ce tableau : quand une fenêtre est large, comme mars à décembre, elle désigne la période où l'itinéraire est ouvert et réalisable, pas celle où il est au mieux. Sur un trek de haute altitude, les mois de mousson restent techniquement possibles pour une partie du parcours, mais on ne les recommande jamais pour la partie haute. Si tu hésites, cale-toi sur octobre-novembre ou sur mars-avril.
Tu peux aussi partir de la fenêtre plutôt que du séjour et regarder tous nos départs au Népal.
Par région : les micro-climats qui changent tout
Le Népal tient dans un pays de la taille de la moitié de la France, mais il empile le Teraï subtropical à 100 m d'altitude et des sommets à plus de 8 000 m. Autant dire que la moyenne nationale ne veut rien dire.
Everest et Khumbu
Le jet stream souffle fort sur la région en hiver. Résultat : des périodes de beau temps absolu entrecoupées de courtes tempêtes, et un froid mordant au-dessus de 4 000 m. Octobre reste le mois de référence. À noter, tout accès passe par le vol de Lukla, qui est le premier à sauter dès que la météo se dégrade.
Annapurnas
Massif à deux visages : le versant sud prend la mousson de plein fouet, le versant nord reste sec. C'est pour ça qu'un trek au camp de base de l'Annapurna et un trek au Mustang, séparés par quelques dizaines de kilomètres, n'ont pas du tout la même saison.
Mustang et Dolpo
Les exceptions du pays. En ombre de pluie derrière la barrière himalayenne, ces deux régions d'altitude reçoivent très peu de précipitations et restent accessibles quand tout le reste est sous l'eau. Culture tibétaine préservée, paysages minéraux, et une fréquentation qui reste faible.
Vallées de Katmandou et de Pokhara
La pollution atmosphérique de la vallée de Katmandou monte fortement en mars-avril, avec la poussière et les brûlis. Pour un panorama net sur la chaîne depuis Nagarkot ou Dhulikhel, octobre et novembre sont nettement meilleurs. Pokhara, plus humide, garde souvent le Machapuchare bouché en été.

Les périodes à éviter, et pour qui
La mousson en haute altitude, de juin à septembre. Pas de vue, des sentiers difficiles, des vols intérieurs qui sautent, et un risque de glissement de terrain sur les routes d'accès. À moins de viser le Mustang ou le Dolpo, c'est la seule période qu'on déconseille franchement.
Dashain, pour la logistique. En 2026, Dashain court du 11 au 25 octobre, avec le jour du Tika le 21 octobre. Tihar suit du 8 au 11 novembre. Ce sont les deux plus grandes fêtes du pays : les Népalais rentrent dans leur famille, les bus et les vols intérieurs sont pris d'assaut, beaucoup de commerces ferment plusieurs jours et les guides comme les porteurs sont moins disponibles. Ça ne veut pas dire qu'il faut fuir la période, au contraire : marcher pendant Dashain, c'est traverser des villages en fête. Ça veut dire qu'il faut réserver les transports internes très en amont, et accepter un peu d'imprévu.
Les vacances scolaires occidentales, pour la fréquentation. La Toussaint et les fêtes de fin d'année concentrent les groupes européens sur les circuits classiques. Si tu peux décaler d'une semaine, tu changes complètement l'ambiance des lodges.
Ce que l'altitude change selon la saison
La saison ne modifie pas la quantité d'oxygène disponible de façon significative : c'est l'altitude qui décide, et le mal aigu des montagnes peut apparaître dès 2 500 m quel que soit le mois. Ce que la saison change vraiment, c'est le froid, le vent et la marge de manœuvre en cas de problème. En hiver, une évacuation depuis un col enneigé prend plus de temps.
Pour comprendre ce qui se passe dans le corps quand on monte, on a écrit un article dédié à ce que l'altitude change pour le corps.
Au-delà de la saison : le niveau et l'envie
Altitude et dénivelé : les deux vraies questions
Marcher au Népal ne veut pas dire tutoyer les 5 000 m. Beaucoup de nos itinéraires se déroulent entre 2 000 et 4 100 m, et c'est déjà de la haute montagne. Si c'est ta première fois, un trek qui plafonne autour de 4 000 m, comme le Pikey Peak, te donnera les mêmes panoramas himalayens avec une acclimatation beaucoup plus simple.
Un chiffre compte plus que les autres, et il est rarement mis en avant : l'altitude à laquelle tu dors. C'est elle qui fatigue, pas le point haut que tu touches deux heures dans la journée. Sur le Namastrek, la nuit la plus haute se fait à 3 640 m au High Camp, alors que le sommet du Pikey Peak culmine à 4 065 m. Sur le tour du Manaslu, elle monte à 4 400 m à Dharmasala, la veille du col. Sur le trek du camp de base de l'Everest, elle atteint 5 100 m à Gorak Shep. Entre ces trois, l'écart d'exigence est considérable, alors que les trois se présentent comme des treks himalayens.
Ce qui rend un trek difficile, et ce n'est pas le kilométrage
Le vrai marqueur, c'est le dénivelé quotidien accumulé jour après jour, pas la distance. Un itinéraire à altitude modérée avec de fortes montées peut être plus dur qu'un trek plus haut mais plus progressif. Regarde aussi le nombre de jours d'acclimatation prévus : ce ne sont pas des jours perdus, ce sont eux qui rendent le sommet possible.
Trek thématique ou trek classique
Un trek à thème change la dynamique du groupe. On ne partage plus seulement des kilomètres mais une pratique : la photo, le yoga, la méditation, un chantier solidaire. Les liens se font plus vite, et on rentre avec une compétence en plus des souvenirs. Ça change aussi la saison, parce qu'une retraite yoga et une ascension photo n'ont pas les mêmes contraintes.

Budget et logistique selon la période
Aucun vol direct ne relie la France au Népal, et les tarifs grimpent nettement sur les deux hautes saisons, octobre-novembre et mars-avril. Réserver quatre à six mois à l'avance change réellement la facture, surtout si ton départ tombe pendant les vacances scolaires.
Sur place, les permis de trek ne varient pas selon la saison, à une exception près : le permis de zone réglementée du Manaslu, plus cher en haute saison. Les lodges, eux, se négocient en basse saison mais certains ferment faute de fréquentation. Les vols intérieurs, notamment Lukla, fluctuent selon la demande et sautent facilement en cas de météo dégradée : prévois toujours une journée tampon avant ton vol retour international.
Nos séjours népalais démarrent autour de 1 590 € hors vol international, avec l'encadrement, les hébergements et la logistique interne inclus.
Questions fréquentes
Peut-on trekker au Népal en été ?
Oui, mais dans deux régions seulement. Le Mustang et le Dolpo, situés au nord de la barrière himalayenne, sont en ombre de pluie et reçoivent très peu de précipitations pendant la mousson. Partout ailleurs, de juin à septembre, les sommets sont invisibles, les sentiers boueux et les vols intérieurs régulièrement annulés.
Quel est le mois le plus froid pour le camp de base de l'Everest ?
Janvier. Au-dessus de 5 000 m, les nuits descendent couramment sous -20 °C et le vent du jet stream accentue fortement la sensation de froid. Le trek reste réalisable pour qui est bien équipé et accepte le froid, avec en prime des sentiers presque vides et un ciel souvent limpide.
Faut-il éviter Dashain et Tihar ?
Non, mais il faut les anticiper. En 2026, Dashain va du 11 au 25 octobre et Tihar du 8 au 11 novembre. Les transports internes sont saturés, des commerces ferment et les équipes locales sont moins disponibles. En contrepartie, tu traverses un pays en fête. Réserve tes vols intérieurs très en amont.
Combien de temps prévoir pour un trek au Népal ?
Deux semaines est le format le plus juste : il laisse la place à l'acclimatation, à une marge météo et à deux ou trois jours à Katmandou. Nos séjours vont de 11 à 17 jours. En dessous de dix jours, il faut viser une altitude modérée et accepter de courir.
Quelle est la meilleure période pour un premier trek ?
Octobre-novembre, sur un itinéraire qui ne dépasse pas 4 000 m. Tu combines les conditions les plus stables de l'année, des températures tenables et une acclimatation simple. Mars-avril est une très bonne alternative si tu préfères des sentiers moins fréquentés.
Quand partir pour voir les rhododendrons en fleurs ?
De mi-mars à fin avril, entre 2 000 et 3 500 m environ. La floraison monte progressivement avec l'altitude, ce qui étale la fenêtre sur plusieurs semaines. Les forêts du Solu et les versants sud des Annapurnas sont les plus spectaculaires.
Si tu prépares une autre destination d'altitude, notre guide sur quand partir au Pérou suit exactement la même logique.
Nos séjours au Népal
Quatre formats très différents, quatre fenêtres différentes.
- Yoga Trek (16 jours, septembre à décembre) : huit jours de marche jusqu'au camp de base de l'Annapurna à 4 130 m, puis quatre jours de retraite yoga avec Shannon, et deux jours d'immersion dans une association locale portée par des femmes népalaises.
- The Big Combo (13 jours, septembre à juin) : trek, rafting, escalade, VTT et sources chaudes au cœur des Annapurnas, co-créé avec Jérémy. Plusieurs façons de sentir la montagne dans un seul voyage.
- Rebuild (15 jours, février à novembre) : cinq jours pour participer à la reconstruction d'une maison dans le Teraï avec la Mithila Wildlife Trust, puis sept jours de marche dans le Solukhumbu jusqu'au lever de soleil au Pikey Peak.
- Horizon Atypique (11 jours, octobre à décembre) : une retraite entre femmes neuro-atypiques dans les Annapurnas, entre pratiques somatiques, coaching et ascension symbolique, calée sur le passage de fin d'année.
Envie d'un autre format ou d'une autre destination ? Découvre tous nos treks au Népal, au Pérou, en Norvège, en France et en Tanzanie.













