
Quel trek au Népal choisir ? Nos 7 treks comparés
Pour un trek au Népal, compte 11 à 17 jours sur place. En dessous de dix jours, c'est l'acclimatation qui dessine l'itinéraire, pas l'envie. Une fois la durée posée, trois critères font presque tout le choix : l'altitude à laquelle tu dors, le nombre d'heures de marche par jour, et ce que tu viens chercher en dehors de la marche.
Le trekking au Népal ne se résume pas à l'Everest. Entre une retraite de quatre jours de marche douce dans les Annapurnas et un col à plus de 5 000 m au bout du tour du Manaslu, l'écart d'exigence est immense, alors que tout se présente sous le même mot de trek himalayen.
On a donc mis nos sept séjours népalais côte à côte : durée, niveau, altitude, région, budget. Avec, pour la première fois, ce que veulent dire concrètement nos niveaux en heures de marche et en dénivelé.
Nos 7 treks au Népal en un coup d'œil
Le tableau est classé du plus accessible au plus exigeant. Les prix s'entendent par personne, hors vol international.
Les saisons ne figurent pas dans ce tableau : chaque séjour a sa propre fenêtre, et on les a détaillées dans notre guide sur quand partir au Népal.

Quel niveau faut-il vraiment
Sur nos fiches, le niveau s'affiche en étoiles. Voici ce que ces étoiles veulent dire sur le terrain, relevé étape par étape sur nos propres itinéraires.
Aucun de nos treks au Népal ne demande de compétence d'alpinisme, niveau 4 compris. Pas de corde, pas de crampons, pas de passage technique. Ce qui sépare un niveau 3 d'un niveau 4, c'est l'endurance : enchaîner les longues journées, et tenir celle du col, partie avant l'aube.
La colonne qui compte le plus est souvent la moins regardée : la nuit la plus haute. C'est elle qui fatigue, bien plus que le sommet qu'on touche une heure dans la matinée. Sur le Namastrek, on monte au Pikey Peak à 4 065 m mais on dort à 3 640 m. Sur Sororando, la veille du col se passe à 4 400 m.
On ne réexplique pas ici le mal des montagnes : tout est dans notre article sur le mal des montagnes et ce que l'altitude change pour le corps.

Combien coûte un trek au Népal
Chez nous, un trek au Népal coûte entre 1 590 € et 2 190 € par personne, hors vol international. L'écart tient surtout à la durée et à ce qui entoure la marche : une retraite yoga, un accompagnement de coaching ou un chantier solidaire ne pèsent pas le même poids dans un budget.
Un mot sur le porteur. On ne l'inclut pas d'office, parce que porter son sac, c'est aussi choisir ce qu'on emporte. Mais si tu le prends, personne ne te regardera de travers, et c'est un revenu direct pour quelqu'un de la vallée.

Les régions, et ce qu'elles changent
Le Népal s'étire sur 800 km d'ouest en est. Dans un voyage au Népal, changer de région, c'est changer de culture, de paysage et de façon d'y accéder.
Les Annapurnas
Le massif le plus accessible du pays, à quelques heures de route de Pokhara. C'est là qu'on trouve le trek de Poon Hill, à 3 210 m, que traverse Horizon Atypique, et l'Annapurna Base Camp (ABC), à 4 130 m, l'objectif du Yoga Trek après un lever de soleil à Poon Hill. Sur le versant nord, The Big Combo remonte vers Manang et franchit le Thorong La à 5 416 m.
Le Solukhumbu
Le pays sherpa, au sud de l'Everest : forêts de rhododendrons, monastères, villages de pierre et beaucoup moins de monde que sur la route du camp de base. Namastrek, Karma Trek et Rebuild y montent au Pikey Peak, à 4 065 m, d'où l'on voit l'Everest, le Lhotse et le Makalu au loin.
Le Khumbu, la haute vallée qui mène au camp de base de l'Everest, n'est pas à notre calendrier en ce moment.
Le Manaslu
Un tour complet autour du huitième sommet du monde, dans une région classée zone réglementée : permis spécial, deux trekkeurs minimum et guide obligatoire. Les villages y sont de culture tibétaine et la fréquentation reste faible. C'est le terrain de Sororando, avec le Larke La à 5 160 m.
Le Teraï
Le Népal des plaines, à 300 m d'altitude, à la frontière indienne. Rizières, villages de la culture mithila, chaleur. C'est là que se passent les chantiers solidaires de Karma Trek et de Rebuild, avant de remonter vers les montagnes.
Et le Langtang ?
La région a été frappée par la crue du 26 août 2026 et la route qui y mène n'est pas rétablie. Aucun de nos treks n'y passe, et aucun n'y est jamais passé. Le détail à jour est sur notre page consacrée à la situation actuelle au Népal.

Nos 7 treks en détail
Horizon Atypique : 11 jours, niveau 2
Une retraite entre femmes neuro-atypiques, co-créée avec Camille Musard, coach spécialisée dans le TDAH féminin, et Robin Cézard, constellateur. Pratiques somatiques, rituels, coaching, puis quatre jours de marche dans les Annapurnas, environ trois heures par jour, jusqu'à Poon Hill. La marche n'est pas là pour la performance : elle sert à intégrer ce qui se passe à l'intérieur. Le séjour se termine sur le Nouvel An népalais. Prochain départ en avril 2027. Voir Horizon Atypique
Namastrek : 12 jours, niveau 3
Douze jours de marche méditative dans la vallée du Solu, aux côtés de Mima Dorji Sherpa, moine enseignant au monastère de Serlo, à Junbesi. Deux temps de méditation guidée par jour, des haltes dans les monastères, et un lever de soleil au sommet du Pikey Peak. Pour une première fois en altitude, c'est un très bon point d'entrée : de vrais panoramas himalayens, une acclimatation simple, et aucune expérience de méditation requise. Voir le Namastrek
Karma Trek : 13 jours, niveau 3
Trois jours dans un village du Teraï pour participer à la construction d'une maison avec la Mithila Wildlife Trust, puis six jours de marche jusqu'au Pikey Peak. Hébergement chez l'habitant pendant le chantier, en lodge ensuite. Aucune compétence en bâtiment n'est demandée, seulement l'envie de mettre la main à la pâte. Le format le plus court de nos deux séjours solidaires. Voir le Karma Trek
Rebuild : 15 jours, niveau 3
La version longue du voyage solidaire : cinq jours de chantier dans le Teraï, le temps de voir une maison prendre forme et de vraiment connaître la famille qui l'habitera. Puis sept jours dans le Solukhumbu, entre monastères et pâturages, jusqu'au lever de soleil sur l'Himalaya depuis le Pikey Peak. Pour qui veut que son voyage laisse une trace concrète. Voir Rebuild
Yoga Trek : 16 jours, niveau 3
Huit jours de marche par Poon Hill jusqu'au camp de base de l'Annapurna, à 4 130 m, puis quatre jours de retraite près de Pokhara avec Shannon Delavault, professeure de yoga. Le voyage se termine chez Claire, qui a construit un éco-lieu en pleine forêt et une association qui emploie quinze femmes népalaises. Aucun niveau de yoga n'est demandé, mais la partie trek se prépare : des étapes de 5 à 7 heures, avec du dénivelé. Voir le Yoga Trek
Sororando : 14 jours, niveau 4
Le tour complet du Manaslu, entre femmes, guidé par Yanzi Sherpa, guide népalaise qui a gravi l'Everest et connaît la région depuis l'enfance. Des étapes de 8 à 9 heures en début de trek, une nuit à 4 400 m à Dharmasala, puis le Larke La avant l'aube. C'est un trek engagé, qui demande une vraie endurance, sans rien de technique. Voir Sororando
The Big Combo : 13 jours, niveau 4
Rafting, escalade sur calcaire, trek par Manang jusqu'au Thorong La à 5 416 m, puis 13 km de descente en VTT vers Kagbeni. Co-créé avec Jérémy Lantin, guidé par Sudip Lingthep, guide népalais depuis plus de dix ans. Toutes les activités sont accessibles aux débutants ; la difficulté, c'est la journée du col. Le départ d'octobre 2026 affiche complet ; les prochains sont prévus du 27 mars au 8 avril 2027, puis du 31 octobre au 12 novembre 2027. Le détail des activités est dans notre article sur le rafting, l'escalade et le VTT au Népal. Voir The Big Combo

Partir seul, en groupe, avec ou sans guide
Seul, c'est la situation la plus courante dans nos groupes. On part à 2 minimum et 12 maximum, avec des gens qu'on ne connaît pas encore, et c'est souvent ce qui reste le plus longtemps après le voyage. On en parle dans faire un trek avec des inconnus.
Sans guide, la question ne se pose presque plus. Depuis avril 2023, le Népal impose un guide licencié aux trekkeurs étrangers sur la plupart de ses aires protégées, et le Manaslu exigeait déjà guide et permis spécial. Au-delà de la règle, un guide népalais, c'est quelqu'un qui lit la météo, connaît les familles des lodges, et sait quand il vaut mieux attendre un jour avant de monter.
Quand partir
Octobre-novembre et mars-avril restent les deux grandes fenêtres, mais chaque trek a la sienne, et on les a toutes détaillées dans notre guide sur quand partir au Népal.
Pourquoi partir avec nous
Chacun de nos voyages est co-créé avec une personne qui apporte quelque chose que la montagne seule ne donne pas. Mima Dorji Sherpa enseigne depuis dix-sept ans au monastère de Serlo. Yanzi Sherpa est l'une des rares femmes guides du pays. Shannon Delavault s'est formée au yoga au Népal. Camille Musard accompagne les femmes neurodivergentes.
Sur le terrain, on travaille avec des partenaires népalais qu'on connaît personnellement : Sudip Lingthep, notre tout premier partenaire népalais, Dev Narayan Mandal, qui préside la Mithila Wildlife Trust, et Fabien Normand, à l'origine de nos séjours solidaires. Chaque voyage soutient une association ou un projet local.
Les groupes ne dépassent jamais douze personnes. Je passe une partie de l'année à Katmandou et à Pokhara, ce qui veut dire qu'il y a toujours quelqu'un de chez nous sur place. Basalte Exploration est une agence de voyage immatriculée auprès d'Atout France, et le Népal est sa première destination.

Questions fréquentes
Quel trek choisir au Népal pour une première fois ?
Vise 11 à 13 jours, un point haut sous 4 100 m et un niveau 2 ou 3. C'est le bon compromis entre panoramas himalayens et acclimatation simple. Chez nous, Horizon Atypique est le plus doux, et le Namastrek le plus complet pour une première expérience en altitude.
Combien coûte un trek au Népal ?
Chez Basalte, de 1 590 € à 2 190 € par personne, hors vol. Ajoute le vol international, le visa (50 USD pour 30 jours), l'assurance voyage, les boissons et les pourboires, de l'ordre de 5 à 10 € par jour. Le porteur est en option à 20 € par jour.
Combien de temps faut-il prévoir ?
Entre 11 et 17 jours sur place selon l'itinéraire. En dessous de dix jours, l'acclimatation devient le facteur limitant : le trek se réduit à des étapes basses, ou il devient risqué. Ajoute une journée de marge avant ton vol retour.
Faut-il être sportif pour trekker au Népal ?
Il faut savoir marcher 5 à 7 heures par jour plusieurs jours de suite, avec du dénivelé. Aucune compétence d'alpinisme n'est demandée, même sur nos niveaux 4, mais l'altitude se prépare. Notre article sur le mal des montagnes explique pourquoi.
Peut-on partir seul au Népal ?
Oui, et c'est le cas le plus fréquent dans nos groupes, qui réunissent de 2 à 12 personnes qui ne se connaissent pas avant le départ. Partir seul ne veut pas dire marcher seul : un guide licencié est désormais obligatoire sur la plupart des itinéraires.
Le Langtang est-il accessible ?
Pas à ce jour. La route d'accès à la vallée est coupée depuis la crue du 26 août 2026. Aucun trek Basalte ne passe par le Langtang. L'état du terrain est suivi sur notre page voyager au Népal, la situation actuelle.













